LES ADDICTIONS
Est ce que je suis addict ?
Le diagnostic de l’addiction (ou dépendance) repose sur des critères bien définis, fixés par des instances internationales de santé mentale et répertoriés dans un manuel, le Diagnostic and Statistical manual of Mental disorders (DSM). Parmi ces critères, on trouve la perte de contrôle de soi, l’interférence de la consommation sur les activités scolaires ou professionnelles, ou encore la poursuite de la consommation malgré la prise de conscience des troubles qu’elle engendre. Un sujet est considéré comme souffrant d’une addiction quand il présente ou a présenté, au cours des 12 derniers mois, au moins deux des onze critères suivants :
- Besoin impérieux et irrépressible de consommer la substance ou de jouer (craving)
- Perte de contrôle sur la quantité et le temps dédié à la prise de substance ou au jeu
- Beaucoup de temps consacré à la recherche de substances ou au jeu
- Augmentation de la tolérance au produit addictif
- Présence d’un syndrome de sevrage, c’est-à-dire de l’ensemble des symptômes provoqués par l’arrêt brutal de la consommation ou du jeu
- Incapacité de remplir des obligations importantes
- Usage même lorsqu’il y a un risque physique
- Problèmes personnels ou sociaux
- Désir ou efforts persistants pour diminuer les doses ou l’activité
- Activités réduites au profit de la consommation ou du jeu
- Poursuite de la consommation malgré les dégâts physiques ou psychologiques
L’addiction est qualifiée de faible si 2 à 3 critères sont satisfaits, modérée pour 4 à 5 critères et sévère pour 6 critères et plus.
Les experts du DSM ne recensent comme addiction que les dépendances aux substances et celle aux jeux vidéo et d’argent. Les usages intensifs de smartphone, l’hyperactivité sexuelle ou professionnelle ne sont pas, à ce jour, considérés comme d’authentiques addictions car on ne dispose pas de données scientifiques convaincantes en ce sens.
www.inserm.fr/dossier/addictions/#:~:text=L’addiction%20est%20une%20pathologie,modification%20de%20l’%C3%A9quilibre%20%C3%A9motionnel (consulté le 14 mars 2023)
L’apport de la Sophrologie
La sophrologie peut venir en aide les personnes qui souffrent d’addictions en les aidant à gérer leur stress et leur anxiété. En effet, ils peuvent être des facteurs déclencheurs menant à l’utilisation de substances ou à des comportements compulsifs. La sophrologie peut également aider à identifier les causes profondes de l’addiction et à développer des stratégies pour surmonter les difficultés.
En utilisant des techniques de respiration, de relaxation, de visualisation mentale et de méditation, la sophrologie peut aider les personnes à se détendre et à gérer leurs émotions. Elle peut également les aider à se concentrer sur leur présent et à se libérer des pensées négatives ou anxieuses qui peuvent les perturber.
La sophrologie peut également aider les personnes à augmenter leur confiance en eux et à renforcer leur estime de soi. Elle peut aussi les aider à gérer leur anxiété et leur stress en les aidant à se concentrer sur leur respiration, leur corps et leur environnement.
Enfin, la sophrologie peut aider les personnes à se projeter dans l’avenir en développant des objectifs et des projets pour leur vie future. Elle les aident également à se préparer mentalement pour les situations stressantes qui peuvent se produire.
La sophrologie est une technique complémentaire qui vise à redéfinir un intérêt supérieur autour de la reconstruction de l’image de soi, de la reconnexion avec la réalité, mais également à la restauration des relations avec l’Autre. Elle apportera la motivation nécessaire permettant de pérenniser le sevrage. Il est donc important que l’abstinence soit observée.
Pour certaines dépendances, l’accompagnement sophrologique alterne entre séances individuelles et collectives et peut s’étaler sur un minimum de 6 mois, à raison de 2 séances par semaine. Pour les enfants, adolescents, jeunes adultes et adultes en situation de vulnérabilité qui souhaite redevenir acteur de leur santé et de leur vie, tous doivent déjà être pris en charge par une équipe pluridisciplinaire de médecins et de spécialistes sans toutefois se substituer à leurs actions et à leurs traitements.
En aucun cas, la sophrologie ne peut se substituer à un médecin où à un traitement médical. Il est donc important de consulter un professionnel du corps médical au préalable.
Vous pouvez prendre rendez-vous directement sur ce site pour une consultation en visioconférence où que vous soyez sur l’ensemble du territoire national, mais aussi en cabinet, à domicile ou en institution à Rouen. Ou bien contacter le 07 61 99 48 71 pour plus de renseignements.
Quel est votre objectif en rapport avec la Sophrologie ?
Substances
• Addiction au tabac
• Addiction à l’alcool
• Addiction aux stupéfiants (cannabis, héroïne, cocaïne, ecstasy…)
• Dépendance aux médicaments
• Addiction alimentaire (anorexie/boulimie)
• Dépendance à la consommation de certains produits alimentaires (café, sucre…)
…
Comportements
• Prendre du recul avec la cyberdépendance (ordinateur, téléphone…)
• Dépendance à la pratique des jeux video
• Dépendance aux jeux d’argent
• Dépendance à l’activité physique
• Dépendance au travail
• Dépendance aux achats compulsifs
…
… Et bien d’autres choses encore en rapport avec vos besoins …
Des conséquences multiples, médicales, personnelles et sociales
L’installation d’une addiction engendre de multiples conséquences qui s’installent dans un délai plus ou moins court et dont l’issue peut être sévère, voire tragique.
Des risques immédiats liées à la substance/pratique
Dans un second temps, s’installent les symptômes liés à l’exposition chronique et répétée, associés aux phénomènes de tolérance et de sevrage.
Des conséquences sur la vie quotidienne
Les secondes conséquences sont d’ordre comportemental : la consommation ou la pratique envahit progressivement la vie quotidienne de la personne dépendante et peut avoir des répercussions délétères sur sa vie familiale, relationnelle et professionnelle. Elles engendrent un risque progressif accru d’isolement, de marginalisation, de stigmatisation, de perte d’emploi ou de déscolarisation…
Des complications à longs termes
Les addictions ont des répercussions médicales, psychologiques et psychiatriques sur le long terme. Une consommation chronique a en effet des conséquences médicales propres, en parallèle du processus addictif. Une modification du caractère (impulsivité, troubles de la mémoire, de l’attention…) et des troubles de l’humeur (notamment une anxiété) s’instaurent progressivement. Des complications sont spécifiquement associées à certaines addictions : risque cardiovasculaire ou de cancer avec le tabac, risque cognitif ou tumoral avec l’alcool, troubles neurologiques et psychiatriques chez consommateurs réguliers de nombreuses drogues illicites, contamination par le VIH, VHB ou VHC chez les usagers de drogues injectables…
www.inserm.fr/dossier/addictions/#:~:text=L’addiction%20est%20une%20pathologie,modification%20de%20l’%C3%A9quilibre%20%C3%A9motionnel (Consulté le 14 mars 2023)
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Comment la sophrologie aide à se libérer d’une addiction ?
En tant qu’outil d’accompagnement d’un comportement pathologique, la sophrologie représente une aide supplémentaire pour aider les personens souffrant d’addictions.
Quelles sont les causes d’une addiction ?
Les addictions peuvent parfois être liées à un fonctionnement psychique paramétré sur le mode de la « survie». Peut-être que la dépendance à un produit ou un comportement a été nécessaire à un moment donné pour survivre psychiquement.
Par exemple : utiliser sa dépendance pour réussir à aller vers les autres. Ou encore, pour éviter de ressentir des émotions difficiles, pour s’anesthésier ou pour se sentir fort… L’addiction est considérée comme une solution en raison d’un manque d’accès à nos ressources intérieures et à l’aide que chaque personne est en droit, de droit de recevoir « amour, bien être et empathie ».
En ce sens, l’addiction a peut-être été nécessaire pour éviter de graves problèmes psychiques ou certains passages à l’acte. Mais vient un moment où cette béquille devient un handicap, un problème de plus à gérer. Et avec le temps, ces comportements détruisent le corps, et l’esprit. Parfois, il faut « toucher le fond » pour s’en sortir : la souffrance de consommer devient alors plus coûteuse que l’abstinence.
Addiction : quel rôle peut avoir la sophrologie ?
Se couper de son corps, c’est se couper de ses ressources. En bloquant sa respiration sans même en avoir conscience afin de stopper le flux des émotions, que les personnes ont alors l’illusion de contrôler. Grâce à la sophrologie, nous allons petit à petit mettre en place une respiration complète et naturelle, qui va jusqu’en bas des poumons et ouvre le bassin. Un dialogue avec le corps va enfin s’instaurer durablement, qui met à l’écoute de nos sensations, permettant de découvrir ce monde intérieur si riche et passionnant.
En sophrologie nous réinvestissons aussi notre schéma corporel en travaillant sur l’ancrage pour nous donner un socle solide et bâtir nos fondations. Plus l’idée que notre corps est notre « maison » émerge de notre conscience, plus naturellement le désir de prendre soin de soi augmente.
Bien sûr, il nous faut renoncer à son addiction de prédilection (drogues licites et illicites, cigarettes, dépendance affective, alcool, sucre, boulimie, restriction alimentaire etc…), accepter d’être vulnérable, de traverser des sevrages physiques mais aussi mentaux et émotionnels, avec parfois des moments de déprime plus ou moins forts.
C’est en acceptant ces étapes que la joie, la sérénité, l’énergie et la confiance s’épanouiront aussi pour vivre pleinement.
www.sophrologie-actualite.fr/sophrologie-et-addictions-3/ (Consulté le 6 mai 2023)