DÉMÉNAGER
Déménager, un stress salutaire
Qu’il soit désiré ou pas, le déménagement produit un miniséisme psychologique. Quitter un espace et des visages familiers, se séparer d’objets témoins de notre histoire, conquérir un lieu inconnu sont autant d’épreuves qui nous font osciller entre abattement et excitation. Décryptage pour mieux comprendre ce qui se joue en nous quand on change d’adresse.
« En sortant de chez le notaire, mon appartement vendu, j’ai suffoqué d’angoisse : qu’est-ce que j’avais fait là ? J’avais envie de hurler : “Rendez-moi ma maison !” se souvient Bernadette, la cinquantaine, experte-comptable. Pourtant je la quittais pour l’appartement de mes rêves – plus d’espace, de calme, une terrasse. » Pour 76 % d’entre nous, déménager est un stress important (Sondage TNS Sofres, janvier 2006). Particulièrement pour les femmes, dont 82 % avouent qu’elles ont passé un très mauvais moment. « Pour les êtres d’habitudes que nous sommes, le changement est toujours une épreuve d’abandon : d’objets, de murs, d’un quartier. C’est pourquoi nous en sortons si fatigués, d’une fatigue qui dépasse largement les conséquences des efforts fournis », explique le psychiatre et psychanalyste Alberto Eiguer dans L’Inconscient de la maison (Dunod 2009). Pourtant, « il y a un merveilleux potentiel de vie dans la décision de se déplacer, c’est la manifestation du désir de vivre, d’aller vers un ailleurs », déclare la psychanalyste Virginie Megglé, qui vient de transférer son cabinet.
Etapes de vie
Selon Alberto Eiguer, « les animaux muent, les humains déménagent ». Notre lieu de vie est une enveloppe qui nous protège, reflète notre moi et les différents moments de notre existence. Les jeunes adultes quittent le toit familial pour voler de leurs propres ailes, s’agrandissent pour s’installer à deux, devenir parents, et parce qu’ils progressent professionnellement. « Un déménagement, c’est la fin d’une période de vie, le début d’une nouvelle existence, confirme Alexandra, 27 ans, enseignante. C’est l’occasion de se redéfinir, de se rafraîchir, de s’alléger. Je jette les vêtements que je ne porte plus, les cadeaux de mes ex… »
« Après la cinquantaine, c’est souvent un choix forcé, les conséquences d’un qui divorce, d’une longue période de chômage, constate Geneviève Demange, coach de vie. Les enfants ont quitté le nid, les parents prennent un appartement plus petit. Le malaise qui accompagne ce changement de lieu est clairement provoqué par une atteinte de l’image de soi : j’habite dans un endroit plus exigu, moins valorisé, donc mon moi se sent amoindri. » Finalement, chaque nouvel habitat nous incite à nous interroger sur notre identité : « Qui suis-je ? Où en suis-je de ma vie ? Ai-je réussi ? En suis-je satisfait ? » « Inconsciemment, cela fait toujours resurgir le jour où nous avons quitté la maison des parents, affirme Virginie Megglé. Le déménagement de mon cabinet renvoie mes patients à ceux de leur enfance et réactualise des séparations qui les ont marqués. »
Quitter notre espace familier est déjà un traumatisme, il semble essentiel de le faire le plus confortablement possible sur le plan psychologique. Locataires, nous partons vers notre nouveau chez-nous dès que l’état des lieux a été effectué. Propriétaires, la situation est plus complexe. Agence ou pas agence ? « La première solution épargne un certain nombre de tracasseries techniques, de blessures narcissiques – les visiteurs qui se plaignent que la cuisine n’est pas à sa place, critiquent votre décoration, votre capacité à produire du beau, énumère Geneviève Demange. À condition de rencontrer un agent immobilier capable de comprendre l’arrachement que représente la vente d’une maison pour ses propriétaires. »
Après avoir fait appel à une agence du réseau ERA – dont Stéphane Plaza, présentateur de Recherche appartement ou maison sur M6, est le manager général –, l’auteure de cet article a pu se demander à qui appartenait réellement son territoire de vie : à elle ou au directeur de l’agence en question ? Entre sans-gêne, pressions psychologiques, sentiment angoissant d’être expulsée de chez elle… Un très mauvais souvenir.
Je garde ce vieux billet de concert ?
« La période de l’entre-deux où l’on va bientôt quitter l’appartement, sans pouvoir visualiser le logement à venir, contribue fortement au stress, rappelle Virginie Megglé. Le lieu dans lequel nous résidons appartient au passé sans que nous puissions investir le nouveau. C’est excitant, mais aussi très frustrant. » Et avant d’intégrer notre futur logis, nous devons faire nos cartons, « nos boîtes », comme disent les Canadiens, et nous libérer du superflu. Or, le superflu matériel peut s’avérer précieux affectivement – ainsi, le vieux billet de concert qui rappelle d’anciennes amours.
Jeter, c’est se séparer d’une part de notre histoire. Mettre à la corbeille ces vieilles cartes postales de notre enfance, c’est s’éloigner des êtres qui nous les ont envoyées. Elles sont autant de « doudous » qui nous rassurent sur la continuité de notre existence. « Les objets que je vais jeter acquièrent aussitôt une valeur, du fait même que je sais que je vais les perdre, analyse Juliette, informaticienne de 42 ans. Lorsque nous avons préparé nos cartons, je voulais que mes filles puissent conserver des vêtements de leur enfance, des pulls tricotés par leur grand-mère… » Nos meubles et nos bibelots sont notre mémoire, les témoins de nos bonheurs et de nos peines, de nos réussites et de nos échecs. « Emballer mes vêtements, jeter les objets me rappelant les scènes de ménage qui m’ont miné jusqu’à ce que nous divorcions m’a permis de passer à autre chose », confie quant à lui Julien, 32 ans, photographe.
Une fois partis, nous allons découvrir que même ce qui nous énervait dans la maison d’avant avait fini par devenir « protecteur » (le voisin acariâtre, les odeurs de friture du fast-food d’en bas…). La difficulté du déménagement réside moins dans les cartons que dans cette perte des repères familiers et la conquête d’un univers géographique et mental nouveau. « Progressivement, nous allons réinstaurer notre ordre et notre désordre, pose Virginie Megglé. En attendant, quand, pour la première fois, nous lavons le sol de notre maison, il ne s’agit pas seulement de propreté, mais d’une action symbolique pour se l’approprier et “chasser” ses anciens occupants. Il faut savoir écouter la tristesse ou le sentiment d’abandon quand ils sont là. Car ils finiront par donner naissance à de nouvelles forces. » Nous allons inventer des repères d’un autre genre, apprivoiser l’espace par des habitudes neuves dans un décor inédit, retisser des liens. Un déménagement, c’est aussi une renaissance.
www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/Demenager-un-stress-salutaire (Consulté le 18 mars 2023)
L’apport de la Sophrologie
Le déménagement est une étape importante dans la vie de nombreuses personnes, mais cela peut également être une source de stress et d’anxiété. La sophrologie peut aider à faire face à cette situation en apportant une meilleure gestion des émotions et une préparation mentale adéquate.
La sophrologie est une méthode douce et naturelle qui permet de se reconnecter à son corps et à ses sensations, afin de mieux appréhender les situations stressantes. Elle permet de prendre conscience de ses émotions et de les réguler, en se concentrant sur le moment présent. La sophrologie peut donc aider à diminuer l’anxiété et le stress liés au déménagement.
L’une des techniques utilisées en sophrologie pour préparer mentalement une personne à un déménagement est la visualisation positive. Cette technique consiste à imaginer mentalement une situation future de manière positive, en y ajoutant des détails pour la rendre plus concrète. En se projetant dans le futur, la personne peut ainsi se préparer mentalement et se rassurer, en imaginant le déménagement de manière plus sereine.
La sophrologie permet également de développer la confiance en soi et l’estime de soi. En effet, lorsqu’une personne est en confiance et se sent bien dans sa peau, elle est plus apte à faire face aux situations stressantes, comme un déménagement. La sophrologie peut ainsi aider à travailler sur la confiance en soi et l’estime de soi, afin de mieux vivre cette période de changement.
Enfin, la sophrologie permet de se détendre et de se relaxer. Elle offre ainsi une véritable pause dans le rythme de vie souvent effréné, permettant de mieux gérer son stress et ses émotions. En pratiquant régulièrement la sophrologie, la personne peut ainsi se sentir plus apaisée et mieux préparée pour faire face aux défis du déménagement.
En somme, la sophrologie peut être un allié précieux pour accompagner une personne dans un déménagement. Elle permet de mieux gérer ses émotions, de se préparer mentalement, de développer la confiance en soi et de se relaxer. Elle offre ainsi une méthode douce et naturelle pour mieux vivre cette période de changement.
Vous pouvez prendre rendez-vous directement sur ce site pour une consultation en visioconférence où que vous soyez sur l’ensemble du territoire national, mais aussi en cabinet, à domicile ou en institution à Rouen. Ou bien contacter le 07.61.99.48.71 pour de plus amples renseignements
Quel peut être votre objectif en rapport avec la Sophrologie ?
Se préparer mentalement à vivre cet évènement
Réduire son stress ou son anxiété liée au déménagement
Mieux gèrer ses émotions
Mieux appréhender cette situation de changement
Prendre conscience de ses émotions pour mieux les réguler
Savoir se concentrer sur le moment présent
Renfocer l’estime de soi
Améliorer la confiance en soi
Bien vivre cette période de changement
… Et bien plus encore en rapports avec vos besoins …
Sophrologie : accompagner le changement
Favoriser la fluidité
« T’as pas changé depuis le lycée ! » (compliment rigolard)
« Elle a bien changé, celle-là ! » (avec une moue, et le sous-entendu « quel dommage ! »)
« Je suis comme ça, un point c’est tout ! » (sur un ton obstiné, bras croisés, sourcils froncés).
« J’ai toujours fait comme ça, c’est pas maintenant que j’vais changer ! » (même attitude)
Nous avons tous entendu ou proféré ce type de sentences. Refus du changement, blocage dans une posture ou désarroi face au spectacle d’une époque où « tout fout le camp ! »
Bien souvent, à l’origine de l’immobilité se niche le sentiment de peur, face à l’inconnu, au risque et à l’éventualité de l’erreur ou de la perte. C’est le réflexe de la tortue ou du hérisson, qui se figent tous deux face au danger potentiel, l’une en rentrant dans sa carapace, l’autre en sortant ses piquants.
Il existe une autre attitude possible. A cette peur, nous pouvons répondre par les qualités suivantes : fluidité, curiosité, adaptabilité, ouverture d’esprit, information, action, prise de risque acceptable. L’inconnu questionne notre attitude face à la vie : est-ce si grave si je me trompe ? Le pire ne serait-il pas de rester figé(e) ?
Un paradoxe : s’adapter pour garantir la stabilité
Pouvez-vous imaginer un skieur qui figerait ses jambes et son tronc dans une posture arbitraire, calculée avant le départ de la course, et qui la maintiendrait tout au long de sa descente ? Il ne tiendrait pas 10 mètres !
Ce qui lui assure une stabilité c’est sa capacité à négocier les variations du terrain et de la qualité de la neige, en adaptant souplement sa position.
Adaptation non pas aux caprices et aux désidératas d’autrui, mais à sa réalité objective non déterminée (ce que je suis, mes capacités et mes compétences, et dans quelle mesure je peux les faire évoluer), et adaptation au réel (les circonstances extérieures, le milieu dans lequel j’évolue).
C’est la seule façon également de transformer l’échec en succès, en en tirant les leçons ; et lorsque les circonstances nous accablent, de retrouver une forme de créativité, synonyme de résilience, qui nous permet de reprendre la main dans la conduite de notre existence.
Les théories, les idéologies et les religions échouent quand elles se figent dans une interprétation linéaire, exotérique et exclusive du monde. Le bouddhisme (dont s’inspire, entre autres techniques orientales, la sophrologie) et le védanta l’avaient compris il y a des millénaires, qui proclament l’impermanence des phénomènes, de la vie en général, et prônent l’attention à l’instant présent.
Le monde est mouvant, et les sociétés actuelles davantage encore. Pour maintenir nos objectifs, il nous faut constamment nous réadapter aux circonstances. Ce qui était pertinent hier ne l’est plus forcément aujourd’hui. Nous n’évoluons plus sur des certitudes et des structures linéaires, stables et figées, mais au sein de réseaux complexes en constante transformation, comme l’affirment Michel Serres et Joël de Rosnay.
Voir sur ce sujet les livres très éclairants de Joël de Rosnay : « Surfer la Vie » et « scénarios 2020 », ainsi que le site http://www.carrefour-du-futur.com.
Pour évoluer dans cet environnement mouvant, nous avons davantage besoin d’une éthique des valeurs intemporelles qui ne nous donneraient pas un mode d’emploi figé du monde, mais plutôt d’un savoir être ensemble et avec le monde, quelques soient les circonstances. Ce nouveau contrat global reste à inventer.
La bonne nouvelle
Accepter le changement est plus que jamais un défi contemporain. Facile à dire, certes ! Affronter ses doutes, dépasser sa peur, lâcher ses certitudes, accepter une remise en question…
– Sur le plan personnel, cela demande un vrai courage, une volonté inébranlable, la capacité de ne pas céder à toutes les réactions de protection en « isme » (« fanatisme, protectionnisme, racisme,néo-libéralisme »… toutes synonymes d’ »égocentrisme »), et la nécessite de savoir sélectionner et s’entourer de personnes à même de comprendre et d’accompagner cette dynamique (proches, amis, et pourquoi pas thérapeutes).
– Sur le plan global (le monde dans lequel nous vivons), contribuer au changement est un des meilleurs moyens pour nous le rendre acceptable. Voilà la (seule ?) bonne nouvelle dans ce nouveau « désordre » mondial : l’avènement par l’intermédiaire du Web 2.0 et des réseaux de toute sorte, d’une autre forme de démocratie, transversale cette fois, qui se manifeste, notamment à travers le « crowd sourcing »,« crowd funding », « co-working », etc ; tous ces nouveaux modes d’expression, de production et de consommation dit « participatifs », qui font appel à la mobilisation et à la créativité de chacun.
Créatifs et adaptés, nous les sommes de toute façon dès notre naissance, il convient seulement d’en prendre conscience et de ne pas perdre cette capacité en grandissant.
En sophrologie, l’attitude phénoménologique sert de base à l’observation et à la compréhension de ce principe de changement. Les exercices de relaxation dynamique, en renforçant et en ancrant le sujet tant dans son schéma corporel que dans la conscience de ses valeurs personnelles, permet une approche plus sereine des aléas de l’existence. Des exercices comme la SophroMnésie des 3 âges, associé au principe d’action positive, pendant lequel le sujet explore, « ressent » et met en perspective les événements et ressentis positif des différentes époques de sa vie, en focalisant par exemple sur ses réussites, son évolution et ce qu’il a pu accomplir, est un bon moyen de réconcilier la conscience avec la dynamique de changement, qui est, qu’on le veuille ou non, la loi de l’univers.
www.sophrologie-actualite.fr/sophrologie-accompagner-le-changement/ (Consulté le 18 mars 2023)
Ancrer de nouvelles habitudes grâces à la Sophrologie
Adopter de nouvelles habitudes n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. En effet, cela demande une régularité et un changement dans son quotidien qui peut être difficile à mettre en place. Alors, pour parvenir à ancrer ces nouvelles habitudes dans sa vie, la sophrologie a tous les outils !
Modifier ses habitudes, un changement stressant
Vous souhaitez vous remettre sérieusement à la lecture, faire du sport ou encore changer votre mode de consommation ? Bien que ces changements partent d’une envie d’améliorer sa qualité de vie, et/ou son bien-être, ils peuvent aussi être stressants, décourageants ou difficiles à réaliser.
En effet, adopter de nouvelles habitudes demande de modifier celles déjà présentes et donc de « bouleverser » le quotidien déjà ancré. Cela peut alors engendrer du stress vis-à-vis du changement qui s’opère.
Qui plus est, certaines personnes se fixent de gros changements, qui pouvent être difficiles à atteindre et/ou demandent plus de temps que prévu. De fait, ces personnes peuvent se décourager face à l’effort nécessaire et à l’investissement qu’il y a derrière. Il est donc important de savoir fixer ses limites et d’apprendre à ne pas baisser les bras.
Pour cela, la sophrologie possède plusieurs techniques utiles dans l’ancrage de nouvelles habitudes dans le quotidien.
La sophrologie, une méthode pour s’ancrer
Pour vaincre son stress lié au changement et pour parvenir à modifier ses habitudes, la sophrologie possède plusieurs outils se basant sur l’ancrage et sur la répétition. En effet, lors d’un suivi sophrologique, votre sophrologue vous apprend une panoplie d’exercices devant se pratiquer 3 fois de suite afin de développer une véritable prise de conscience de ses ressentis. La répétition permet d’inscrire ces nouvelles habitudes dans le mental, afin que cela devienne naturel au fil du temps.
Aussi, l’utilisation de la sophrologie va vous permettre de développer votre motivation pour adopter ces nouvelles habitudes. En effet, les outils qu’elle propose permettent de stimuler à la fois le corps et le mental afin de booster sa motivation au maximum.
Qui plus, cette méthode psychocorporelle vous permettra aussi de prendre confiance en vous, et vous fera prendre conscience de vos capacités à intégrer ces changements dans votre quotidien. Ainsi, vous vous sentirez davantage capable de réussir le défi que vous vous êtes fixé.
En somme, la sophrologie a toutes les techniques nécessaires pour vous accompagner dans votre recherche de mieux-être au quotidien.
www.sophrologie-actualite.fr/ancrer-nouvelles-habitudes-grace-sophrologie/ (Consulté le 18 mars 2023)
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